
Radiohead au shaker et pas à la cuillère... - 1/3 de la période Kid A/Amnesiac,1/3 de OK computer,1/3 de la période ados pré-pubères hissés au rang de popstar,un soupçon de génie de Thom,une pincée de subtilité dans le jeu de Phil.Mélanger le tout et là *** BOUM ***! Il en résulte un nectar puissant. Un concentré musical. A consommer sans modération.Mention spéciale pour Go to sleep.
Où vont-ils s arrêter ?!!! - Rares sont les groupes comme Radiohead qui surprennent et se surpassent à chaque album. D une grande variété, des mélodies efficaces, des rythmiques et arrangements infaillibles où les vrais instruments reprennent du terrain sur les machines par rapport aux deux albums précédents. Ont-ils atteint leur maximum où est-ce encore possible de faire mieux ???...
un sentiment particulier - Annoncé et souhaité par la majorité des vieux fans du groupe comme un retour à des sources plus pop après Kid A/Amnesiac, Hail to the Thief n est pas exactement un album de pop. Bien sûr, les chansons y sont plus ramassées que par le passé, et on les fredonnera plus facilement sous la douche que les constructions d Amnesiac. Pour autant, Hail to the Thief n est pas un retour vers la simplicité des débuts. Ce serait plutôt une étape supplémentaire dans la maîtrise de soi, la fin du passage vers la maturité, entamé avec OK Computer. Le passage emprunté par Radiohead pourrait être un peu celui que le Velvet Underground avait pris entre White Light/White Heat et son troisième album, éponyme : un passage entre un mur du son expérimental et une sérénité de surface, bien plus insidieuse. Hail to the Thief est cet album de pop hybride, nourri de détails microscopiques, gavé de jolies mélodies un peu folles, qui se dévoile chaque jour davantage et nous plonge dans notre propre intimité. La magnifique complainte Where I End and You Begin joue constamment avec nos sens : chanson écologique, chanson amoureuse, chanson sur la paternité ? Autant de pistes qui troublent, exactement de la même manière que le font des albums comme A Love Supreme de John Coltrane, Five Leaves Left de Nick Drake, Closer de Joy Division .Ces chansons-là, se dit-on à chaque écoute, ont été écrites spécialement pour nous (et spécialement pour nous dérouter). Un vieux sentiment d adolescent découvrant la musique qui, devenu trop rare avec les années, n en est que plus épatant.
Radiohead toujours au top ! - Hail to the Thief est déroutant. Car cette musique n est ni de la pop, ni du rock, ni de l électro , on a l impression d une synthèse des précédentes oeuvres du groupe et donc par là même on ne sait pas trop sur quel pied danser....La première écoute fut pour moi désastreuse : ennuyeux , sans rythme et autiste. Mais comme d habitude avec Radiohead, au bout de quelques écoutes on aime, puis on adore.Le groupe continue à nous surprendre pour notre plus grand plaisir... Mais malheureusement le Ok Computer 2 n est toujours pas là et un retour aux sources (des guitares please !!!) est souhaité par beaucoup.... sauf par le groupe !
Quelle confirmation ! - On aurait pu croire, à l écoute de The Bend ou Pablo Honey, que Radiohad allait se contenter de son étiquette de groupe pop britannique, comme bien d autre l ont fait.Ils ont prouvé avec Ok Computer dans un premier temps, non seulement leur capacité à évoluer, mais aussi à nous délivrer de véritables chefs d oeuvres. D évolution il sera encore question avec Kid A, qui fait entrer Radiohead dans un style tout autre que celui qu on lui connaissait auparavant, bien plus experimental et déjanté. Amnesiac confirmera ces expérimentations, avec un peu moins de tacte peut-être.Hail to The Thief tombe donc très bien, puisqu il réuni à la fois l esprit plus rock des débuts, la finesse de la mélodie de Ok Computer, et le côté plus expérimental et synthétique des Kid A et Amnesiac.Le coktail est détonnant. Les 1ères écoutes peuvent ne pas être concluantes, mais une étude approfondie du disque laisse rapidement apparaitre le niveau de cet album, qui se savour au fur et à mesure des écoutes.Radiohead nous délivre par ailleurs quelques balades au piano qui, bien que parfois un peu lugubres, à l image de Suck Young Blood, flirtent avec l exceptionnel, ou le franchissent. Il n y a qu à écouter I Will, ou le somptueux Sail to the Moon pour s en convaincre.Des titres comme Sit Down Stand Up ou Where I and you Begin sont plus déjantés et représentent assez bien le trip dans lequel le groupe est entré. Un morceau un peu fou, un peu chaotique, qui ne plaira clairement pas à toutes les oreilles, mais qui, une fois assimilé se révèle être l un des bijoux de l album.Enfin, l opus contient aussi, évidemment,son lot de tube potentiels, plus pop, moins expérimentaux, plus easy listening en gros, à l image de There there ou Go to sleep, 2 bonnes pop-song qui plairont certainement d avantage au grand public que les titres les plus obscures de ce Hail to the Thief.Au final un grand album qui vient à point nommer asseoir le talent de ce groupe populaire mais pourtant très à part.