
Radiohead revient de loin! 2,5 étoiles - Album vraiment moyen à mon goût!Une espèce de pop-rock tièdasse et bourrine à la U2 sans talent d arrangement visible, avec assez peu de compositions marquantes, sans trop de recherche de son (notamment dans la première partie).The Bends fut sûrement un album très dans l air du temps...mais il aurait fallu leur dire que les changements de tempo n étaient pas passibles de prison... Dans Nice Dream, les Radiohead essayent de se faire violence en saccageant leur mélodie par une guitare passablement déchaînée...Just continue le combat de façon décente...D ailleurs, il faut reconnaître que la partie centrale de cet album est un peu plus substantielle que le début et commence à préfigurer un Radiohead qui se défait de ses influences U2 (probablement à l initiative du guitariste qui a un son furieusement punk, alors qu on sent que Yorke aurait pû continuer à chanter ses petites chansons à la guitare sèche pendant des années encore!)Ok Computer qui suit cet album aura le mérite de montrer que ces gens valent un peu mieux que ça: harmonies globalement meilleures, affirmation d un son, arrangements d orfèvre, modulation de voix...de tous petits riens qui vous font passer d un album un peu banal (celui-ci même) à un album original qui marque une époque assez pauvre en disques artistiquement intéressants...
Effrayant de talent - Michael Stipe d REM dit de Radiohead qu ils ont tellement de talent que c en est effrayant. C est plus que jamais le cas sur The bends qui reste leur chef d oeuvre malgré OK Computer :Planet Telex : Un cri d entrée, un tourbillon majestueux et stellaire, sur le fil. La voix saturée de Thom Yorke déjà à pleine force, comme un don divin.The Bends : Du rock comme aucun groupe au monde ne sait en faire. D une générosité totale. Tendu, crachant, explosif, le suspense puis l espoir éclatant.High and dry : La ballade parfaite. Pour la voix de tête angélique de Thom Yorke en contrepoint des guitares de Jonny Greenwood et pour ce désormais célèbre break d intro.Fake plastic trees : Sublime. Préfigure des titres comme Exit music sur OK Computer, une montée en puissance depuis la guitare la plus douce, jusqu au cri et à la saturation, sans pathos ni manière mais qui prend littéralement aux tripesBones : Un morceau de rock qui pourrait être banal s il n était pas sublimé par le chant de Yorke(Nice dream) : Des harmonies de guitares ensorcelantes, faussement douces, faussement accoustiques, diaboliques. Un pont épique, qui rappelle que l armée Radiohead est en marche et qu on ne l arrêtera pasJust : un des plus grands morceaux de l histoire du rock. La rage de Smells like teen spirit, le talent harmonique d un Nick Drake, des cassures, des coupures, une construction hallucinante, Jonny Greenwood joue sa vie sur des solos rhytmiques urgents, saccadés, presque funkys. Une puissance bouleversante. Des stridences qui happent et ne laissent pas indemneMy iron lung : Une tension maintenue par la basse discrète de Colin Greenwood, quelques notes de guitare suffisent à créer une ambiance inédite et inquiétante. Une fin tout en distorsion grunge, avec voix ultra-saturée qui rappelle les meilleurs moments de Pearl Jam. Radiohead est un groupe de rockBullet proof ... I wish I was : aterissage en douceur sur une planète inconnue et déserte. Les textures et effets lointains de guitare sont déjà présents avec peut-être plus de sobriété, plus d efficacité que sur OK Computer. La partie de voix la plus envoûtante de l album, qui répond aux échos spaciaux.Black star : Comme une évidence. Des accords simples sans être banals. Toujours surprenant rhytmiquement sans en faire des caisses. Des voix qui s entremêlent. Entre joie sereine et mélancolie. Entre pop douce et rock à guitares. Imparable.Sulk : Ternaire. Comme une valse joyeuse au milieu des étoiles. Comme une chanson de marin entre peur et espoir. Des orgues pleins et riches. Le bonheur. Et du rock puissant à nouveau pour le grand final avant Street spirit.Street spirit : Presque un bonus track. Le calme après la tempête. Un arpège de guitare en son clair. Des mélodies d enfant de choeur triste. Quelques coups de baguettes de Phil Selway ramènent à la réalité. Des guitares qui s épaississent graduellement. Un final religieux aux choeurs désanchantés mais respectueux. Jusqu au dernier arpège. De toute beauté
Essentiel - Avec The Bends Radiohead nous livre une pièce majeure du rock à guitares (depuis, les guitares sont délaissées par le groupe). D emblée, on accroche à ce son pur et direct, sans fioritures et clairement mélodique. On retrouve la touche mélancolique de Radiohead (Nice Dream, Street Spirit) mais aussi des titres très rock (Just, The Bends).C est certainement leur album le plus accessible, et donc un exellent moyen de découvrir Radiohead avant de s attaquer à l éverest Ok Computer....
Chef d oeuvre pop - The Bends est un album majeur dans l histoire du rock. Avant que Radiohead ne change de direction musicale, le groupe avait atteint des sommets. Des titres de toute beauté, bourrés de feeling comme en attestent les magnifiques Fake Plastic Trees et surtout Street Spirit, pur moment de magie en guise de conclusion. Un chef d oeuvre à posséder absolument.
Un des plus grands albums des 90 - C est en 1995 que Radiohead, alors encore jeune groupe de rock alternatif délivre cet album d une beauté insoutenable. C était avant OK Computer et les délices de l électronique auxquels le groupe touche beaucoup maintenant. The Bends suit donc Pablo Honey, joli premier album mais sans charme. Pour celui-ci, Thom Yorke et ses musiciens ont mit le paquet : des compositions aussi émouvantes que belles, comme la sublime Fake Plastic Trees qui est sans doute le titre qui a fait lacher des larmes et qui restera encore longtemps dans la catégorie mythe. C est aussi l album qui lancera définitivement la petite troupe d Oxford dans le rang des plus grands. My Iron Lung , High & Dry , Street Spirit , Fake Plastic Trees ou encore Just vont contribuer à ce succès immédiat. The Bends est sans doute l opus à écouter sans arrêter d une seule lecture sans coupure pour comprendre à quoi on a affaire. Du plus violent The Bends , l époustouflante Just au plus soft et calme Nice Dream et Bullet Proof...I wish I was . Tous ces titres sont synonymes de beauté, de pronfonde imagination dans la musique et d une voix, celle de Thom Yorke qui nous offre de bons envoles (Fake Plastic Trees, Bones ou la tendre High & Dry).Pour terminer, je voudrais dire que avant OK Computer, il y avait The Bends et son charme diabolique, sa justesse intense et son groupe qui allait devenir l un des plus passionnant depuis la mort de Nirvana.